jeudi 26 février 2015

Du son sur le nuage



2 titres
- Things are gonna be allright
- No bass for this song
C'est ici : https://soundcloud.com/alan-tenderfoot

dimanche 15 février 2015

Visage

photo ATF
Vinyl' addict
J'ai appris avec tristesse la mort de Steve Strange, chanteur du groupe Visage qui a marqué mes 80's... L'album Visage est le premier disque vinyle, le premier album que j'ai choisi, que l'on m'a offert, mais que j'ai choisi. Je me souviens parfaitement où, qui me l'a offert et pour quelle circonstance. Bien sur, je l'ai choisi pour la chanson "Fade to Grey" que j'adorais à l'époque (et que j'adore toujours) et que j'avais envie d'écouter en boucle. Je me souviens aussi que l’esthétisme de la pochette m'avait attiré, comme si je savais que je faisais un bon choix. Ce bleu gris, sous plusieurs nuances, ce couple très classe qui danse, les ombres d'un orchestre rétro jazzy dans une vitrine à l'arrière plan... Je devais avoir une douzaine d'années. Je me souviens aussi ne pas avoir été déçu par ce disque dès la première écoute.
Certains sons, les ambiances m'impressionnaient, me plaisaient, sans pouvoir mettre des mots dessus. Oui, la chanson "Fade to grey" me fascinait, cette intro ultra efficace, le morceau qui monte et aussi cette voix de femme qui parle, en français, sur une disque anglais, et ce texte impeccable... Les deux derniers morceaux aussi, "Visa-age" et surtout l'instru "The Steps" dont l'atmosphère a comme préparé le terrain vers mon goût pour la cold wave par la suite.  Le titre "Elegia" de New Order me fera la même impression plus tard. Aujourd'hui, je trouve seulement le morceau "Moon over Moscow" pas terrible, un peu trop kitch.
Je suis bien incapable de dire combien de fois j'ai écouté ce disque... C'est un peu ma madeleine, mon repère dans ma passion pour l'écoute. Cet album m'a suivi partout, dans tous mes déménagements, j'ai toujours fait gaffe à ne pas trop l’abîmer. Je me souviens une (et seule fois) avoir été négligeant, avoir laissé traîner la pochette par terre dans ma chambre... Et elle était comme coincée sous le pied de mon lit. Immense frayeur, mais heureusement le disque était sur la platine, plus de peur que de mal, seulement deux encoches sur le carton.

lundi 9 février 2015

Ringo Starr "Goodnight Vienna"

photo ATF
Vinyl' addict
Goodnight Vienna est le quatrième album studio de Ringo Starr, sorti en 1974. 
Album à la pochette assez improbable. J'aime bien le délire. On ne voit pas trop le rapport entre cette mise en scène "extraterrestro-kitch" (pas facile à lire) et le contenu musical du disque, mais pas grave... Limite, il n'y aurait pas inscrit Ringo Starr sur cette pochette, on en ferait direct un objet culte, celui d'un artiste inconnu ayant les c... de s'afficher ainsi - le gars qui veut ruiner son image avant même d'avoir commencé sa carrière :). Mais c'est Ringo Starr. On peut se dire qu'il pouvait, à l'époque, sans risque, délirer total avec son image, et c'est tant mieux. D'ailleurs, on apprend sur la toile que l'album s'est plutôt bien vendu. Remarque, certains y verront peut-être une anticipation de l'imagerie musicale du 21ème siècle, car on n'est pas loin de l'iconerie electro-funk costumée des Daft Punk.
Dans ce disque, plutôt sympa, et enregistré avec du beau linge, c'est plus la chanson "Husbands and wives" qui m'a touché. Certains écrivent, ici et là, que la voix de Ringo serait "limite", alors j'adore ces limites là. Je ne sais pas comment ce titre a été enregistré, mais ça sent la prise sans artifice, honnête, à nue... Rien que pour ça, ce disque me plaît. Je m'avance peut-être un peu trop, mais j'ai senti un coté "potes" dans cet ensemble. Le titre "Snookeroo" y fait penser, il est assez prenant, vraiment 70's musicalement, comme sorti d'un épisode de la série Autobus à Impériale :  "I broke all the rules when I went to school - But the teacher's couldn't pin me down". 
Bref, si comme moi, vous avez la chance de récupérer ce disque - moi c'est dans la collection abandonnée de tonton Philippe, qui aujourd'hui fume des cigares et s'en tape de tous ces machins - écoutez-le, ou pas.

dimanche 8 février 2015

La Fresto "Guillotine" (ep)

Un nouveau ep pour La Fresto, ah ? bien ! 
Vraiment, je ressens une totale maîtrise du sujet pour ce 6 titres. Le beat est là, les sons sont choisis. La Fresto sera pour moi le meilleur alchimiste musical de ce 21ème siècle naissant. 
Le verbe est toujours bel et bien présent, peut-être mieux encore qu'auparavant, dense, direct, observateur, mature, au dessus de la masse, un peu comme dans l'album "Sept". 
La thématique de ces morceaux est actuelle, limite en avance, alors on s'interroge. Et on entend des réponses : "fermer les yeux ne sera pas suffisant, prier ne sera pas suffisant..." Et garder un lien avec l'océan, c'est important. http://lafresto.bandcamp.com/

jeudi 5 février 2015

The Residents "Residue of The Residents"

 
photo ATF
Vinyl' addict
Nous avons là une collection de titres rares et autres expérimentations du légendaire collectif de San Francisco The Residents.
Publié à l'origine sur Ralph Records en 1983, ce vinyle est une réédition. Il a été élargi, pour prendre la forme d'un double LP qui contient 26 titres, allant de la fin des années 70 au début des années 80 - période fertile du groupe.
On a entre les oreilles un disque OVNI, sorte de collection hybride, des chansons à rythmes complexes, des sons de synthétiseurs très 70's, des petites mélodies minimalistes à la fois accueillantes et dérangeantes.
Difficile de situer cette collection de chansons dans la galaxie musicale, on comprend dès la première face que c'est pas le but. En tous cas, ce disque est tout à fait abordable, même pour les non-initiés, dont je suis.


dimanche 1 février 2015

Brian Jonestown Massacre "Revelation"

photo ATF
Vinyl' addict
Voilà un album magnifique... Déjà, l'objet par lui même est sacrément beau : un double vinyle bleu avec dégradé au milieu, vraiment épais. Chaque disque reçoit une signature datée, gravée au centre de la première face (A et C) sur la partie finale, là où la pointe de diamant rebondit en fin de lecture, répétant inlassablement le fameux "poc" et sa rythmique ultime. Je n'ai jamais vu ça sur un vinyle. Ok, j'en possède pas non plus des tonnes, mais je trouve cette finition totalement classe.  C'est aussi le seul hic de ce dernier LP du Brian Jonstown Massacre, quand il s'arrête... Il y a vraiment une ambiance particulière, très agréable à l'écoute, une dose d'ailleurs, de pas vraiment connu. C'est de la musique qui vole. Bref, je suis pas critique rock alors je vais arrêter là, mais j'adore la nouveauté du son, des idées et l'homogénéité de ce disque. Et son titre est parfait...